Les Filles de la Croix en Thaïlande: présentation

En Afrique, en Amérique, en Asie et en Europe, les Filles de la Croix veulent semer la simplicité de l’Evangile, à la suite de leurs fondateurs, Saint André Hubert Fournet et Saint Jeanne Elisabeth Bichier des Ages. Plus d’informations sur le site des Filles de la Croix.

Arrivées en Thaïlande en 2009, les Filles de la Croix ont posé leurs valises dans la ville de Maetan (Tha Song Yang) à l’Ouest de la Thaïlande, sur la frontière avec la Birmanie en 2011. Cette région est majoritairement habitée par les Karens, une ethnie minoritaire d’Asie du Sud-est, présente en Birmanie et en Thaïlande. Leur mission se fait principalement auprès de cette communauté qui forme dans les villages environnant, une petite et jeune communauté catholique.

La communauté des Filles de la Croix est constituée de 5 sœurs d’origines différentes, faisant chanter sur la frontière avec la Birmanie de nouveaux accents.

  • Sr Thérésa, italienne
  • Sr Neoza, brésilienne
  • Sr Marie-Christine, française
  • Sr Diane, canadienne
  • Sr Marie-Bernadette, française (du sud ouest)

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Nouvelles de Thaïlande – Retour sur un an de mission !

– Par Soeur Diane, Maetan, le 15 mai 2014 –

En Thaïlande, la minorité Karen compte environ 300,000 personnes et constitue ainsi la plus importante des tribus du nord. Ils vivent dans des villages de montagne souvent isolés et loin des centres de développement. Le gouvernement thaï se désintéresse de cette région et de la population.

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Les déplacements se font difficilement, surtout durant la saison des pluies lorsque seules les motos peuvent passer dans des pistes de montagne quasi impraticables. Parfois les gens doivent voyager 4 à 8 heures, ou même plus, pour se rendre à la ville et voir un médecin. Durant la saison sèche, les gens voyagent dans l’arrière d’une voiture 4 X 4 pour descendre de la montagne, et ils doivent contribuer au coût de l’essence. Le projet de santé des Filles de la Croix pour les Karens des montagnes, comprend un infirmier karen, souvent accompagné d’une sœur, qui se rend aux villages éloignés pour apporter des soins aux villageois et rejoindre les enfants, les vieillards et les pauvres qui n’ont pas la possibilité ni les moyens de se rendre à l’hôpital. Voilà un peu plus d’un an déjà que ce projet est en place et environ une trentaine de villages ont été rejoints et plus de mille personnes ont profité des soins médicaux offerts.  Sr Diane 2

Dès le début mars 2013, accompagnés d’un catéchète, avec Dasay, nous nous rendons dans des villages éloignés. Pour atteindre ces différents villages, une moto a été achetée, une moto car c’est la seule façon de circuler en montagne en toute saison. Les routes sont souvent très arpentées, très accidentées et dangereuses. Voilà ce qui explique le besoin de l’accompagnement d’un catéchète qui connait bien ces routes de montagne et qui peut nous introduire auprès de villageois.

Diane et linfirmier dans les villages pour soigner

Cette expérience, d’aller dans la montagne auprès des Karens, est riche car elle permet de rencontrer les villageois dans leur milieu et de soigner les gens qui autrement ne pourraient pas se rendre à l’hôpital pour des soins. En ce moment, ce projet ne fait que débuter, et donc avec Dasay et les catéchètes, nous sommes encore à découvrir quels sont les besoins les plus pressants et de voir comment les remédier. Tout est à bâtir en ce moment. Souvent les soins offert sont de base : vérifier la tension artérielle, ausculter les poumons, offrir des remèdes, des vitamines. Ces petits soins sont d’un grand service parce qu’ils augmentent la qualité de vie des villageois. Ce projet de santé, nous a aussi permis de participer à la mission de l’Eglise locale en accompagnant un camp de catéchèse qui a regroupé des jeunes de différents villages, de plusieurs secteurs.

Sans titreA la fin novembre et les trois premières semaines de décembre nous avons profité de la visite d’un médecin français pour visiter de nombreux villages. En trois semaines, nous avons visité une quinzaine de villages pour soigner environ 250 personnes. Nous avons réparti notre tournée en trois différentes régions regroupant plusieurs secteurs. Avec le catéchiste de la région, le chauffeur, Dasay, le médecin, son épouse, et moi-même, nous avons rejoint plus de 15 villages et environ 450 personnes. Nous avons soigné des douleurs musculaires, différents types d’infections, des problèmes dermatologiques, etc. Les villageois étaient tous reconnaissants pour les soins obtenus, mais surtout, ils ont apprécié l’attention et les examens du docteur. Ils appréciaient le temps que le médecin prenait à investiguer leurs plaintes pour découvrir la source de leur malaise. Bien des enfants se sont fait examiner les oreilles pour la première fois, et combien de membranes tympaniques perforées nous avons trouvées !    Sans titre

En plus, ce médecin a apporté avec lui de France, des antibiotiques, des pommades, des gouttes et toutes sortes de remèdes dont les villageois ont bien profités. Dasay et moi avons aussi profité de cette expérience pour augmenter nos connaissances et apprendre comment mieux reconnaitre les différents problèmes dermatologiques, auriculaires, certaines infections et comment bien les soigner. Nous avons aussi identifié différents remèdes que nous pourrons trouver assez facilement pour soigner les villageois. Ensuite, nous avons rencontré quelques personnes avec des problèmes psychologiques, c’est-à-dire, qui souffrent de dépression. Évidemment, nous n’avons pas les connaissances pour soigner ces gens nous-mêmes, mais nous pouvons les visiter régulièrement pour voir comment ils vont et s’il leur faut des soins plus spécialisés. Nous ne pouvons pas les obliger d’aller voir le médecin, mais nous pouvons les y encourager fortement, et aussi apporter un soutien moral aux familles. Ceci semble peu, mais c’est une autre façon d’accompagner les villageois.

Durant ces visites aux villages, nous avons aussi rencontré des gens vivant de très grandes pauvretés, dans des situations difficiles. Que vous dire du jeune garçon de 13 ans, immobilisé à cause d’une attaque de polio, alité depuis plus d’un an déjà. Ce garçon aurait besoin de chirurgie pour lui couper les tendons dans les bras et les jambes pour lui permettre de mieux utiliser ses bras et ses jambes. Orphelin de sa maman, ce garçon a peur de la chirurgie et ne veut pas quitter son papa. Pour le moment, nous essayons d’accompagner cette petite famille et voir comment mieux les aider. Nous avons réussi à leur obtenir un parrainage avec un autre organisme qui leur fournira un petit soutien financier mensuel. Nous allons continuer à accompagner cette famille dans l’espoir qu’un jour l’enfant acceptera de se faire soigner.

Durant nos visites dans les villages, nous avons pu rencontrer les personnes âgées, dont certains n’ont pas accès aux soins médicaux car ils n’ont pas la carte d’identité thaïe. Nous essayons d’accompagner ces personnes d’une façon spéciale en leur apportant les soins que nous avons à notre disposition espérant ainsi les aider moralement. Pour moi, cet accompagnement des personnes est la composante la plus importante de notre projet.

Un autre aspect important de notre travail est l’éducation. Nous voulons dans l’année qui vient prendre du temps pour enseigner aux gens comment mieux se soigner et ainsi prévenir la maladie.

Cette année, nous avons réussi à faire un genre de partenariat avec un organisme qui travaille pour la prévention et le soin de la malaria. Ils nous donnent des moustiquaires que nous remettons ensuite gratuitement aux villageois. Celles-ci sont bien importantes dans les zones où la malaria et la dingue font des ravages.

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Week-End à la Puye

– Par Pierre-Yves, secrétaire général –

Ce week-end, plusieurs membres de l’association se sont retrouvés autour des Filles de la Croix à la Puye, village de leur maison mère près de Poitiers. L’occasion de rencontrer l’ensemble de la communauté, de revoir 3 des 5 sœurs en mission en Thaïlande, mais surtout de présenter Kawdii ! L’ensemble de la communauté avait rassemblé chez elle, pour une dizaine de jours, des sœurs des 7 pays de missions où elle est présente mais aussi des laïcs proches des Filles de la Croix.IMG_3703Premiers contacts

Ce week-end fut l’occasion de présenter l’association à des laïcs et tisser les premiers contacts en vue d’actions l’année prochaine. Nous avons bénéficié d’un accueil très chaleureux.

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Lancement de Kawdii

Kawdii ! Bonne Nouvelle !

Notre projet est de soutenir les Sœurs de la congrégation des Filles de la Croix dans leurs missions en Thaïlande et notamment auprès des Karens, situés au nord-ouest du pays, à la frontière avec le Myanmar (Birmanie).

En particulier, nous souhaitons aider les missions des sœurs en leur apportant un soutien matériel et logistique dans leurs actions.

Cinq Sœurs en mission :

 

Sans titre 1A Maetan, sur la frontière birmane, elles vivent au milieu des Karens. Installées depuis trois ans, leurs missions sont:

 

  • Accueillir les Karens dans la maison d’accueil
  • Visiter les Karens qui n’ont pas accès aux soins
  • Accompagner vers un médecin si nécessaire
  • Enseigner aux jeunes filles la couture
  • Transmettre l’Evangile et apporter le catéchisme dans les villages

 

Diane et linfirmier dans les villages pour soigner

Couture avec Teresa