Un portrait « chinois » de la Thaïlande !

– Par Florence Davost –

Sr Marie-Bé s’est prêtée au jeu, pour vous faire découvrir sous un autre jour ce pays si attachant…

  • Si la Thaïlande était un instrument de musique, ce serait la cithare ou la harpe, instruments fins et délicats comme la culture du pays.
  • Si la Thaïlande était un métier, ce serait riziculteur, car l’agriculture a une place très importante.
  • Si la Thaïlande était un animal, ce serait un éléphant, car c’est un symbole du pays : si on trouve un éléphant blanc, il faut en faire cadeau au roi !
  • Si la Thaïlande était un plat, ce serait une soupe. Il y a beaucoup de variétés de soupes, qui sont toutes très bonnes. Et si c’était un dessert, ce serait de la mangue avec du riz collant : c’est délicieux !!!
  • Si la Thaïlande était une couleur, ce serait le blanc, comme le riz, bien sûr !
  • Si la Thaïlande était un personnage célèbre, ce serait Rama IX, le roi actuel. Les habitants vous parleraient plutôt de Rama V, mort en 1910, qui a fait de grandes réformes pour le pays, et qui est encore très vénéré.
  • Si la Thaïlande était une parole des fondateurs des Filles de la Croix, ce serait « Vivez donc, et faîtes vivre », une phrase de St André-Hubert, qui m’habite beaucoup quand je pense à notre mission ici.
  • Une expression pour qualifier la Thaïlande : le pays du « copier-coller » ! On copie beaucoup ici, ce qui est fréquent dans la culture asiatique. On trouve peu d’originaux, que ce soit pour les vêtements, les montres, les bijoux, l’informatique… Ou alors, c’est très cher !
  • 3 mots pour décrire la Thaïlande : sourire, délicatesse et brutalité. Il est un peu paradoxal d’allier ces 2 derniers mots… Les habitants de Thaïlande sont habituellement très doux, mais ils retiennent beaucoup leurs sentiments, notamment la colère. Alors ça peut éclater d’un coup et être très violent (par exemple sur le plan politique), ce qui est assez désarçonnant pour les occidentaux…

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Nouvelle maison, nouvelle mission !

– Par Florence Davost –

Ça déménage chez les Filles de la Croix ! En effet, depuis le mois de mai, la communauté a rejoint un nouveau logement, à 2km de Maetan. Les voici maintenant au cœur d’un centre tout neuf, créé pour permettre à de jeunes pensionnaires de poursuivre leurs études dans de bonnes conditions.

Ce centre est un projet diocésain, en lien avec les MEP. Il comprend 4 bâtiments. Le premier abrite la communauté. Le 2ème est prévu pour accueillir un prêtre. Les 2 autres sont pour les pensionnaires (une maison pour les filles et une autre pour les garçons). Le rez-de-chaussée du bâtiment des garçons comporte une grande salle qui sert de salle d’étude, de chapelle et de salle de jeux. Le réfectoire se trouve dans le bâtiment des filles.

Les premiers pensionnaires sont arrivés début mai. Pour la première rentrée, ils sont 12 (7 garçons et 5 filles). A terme, le centre pourra accueillir jusqu’à 20 filles et 20 garçons. Ces jeunes, qui ont une quinzaine d’années, viennent des villages de la région et sont scolarisés à Maetan. Avant la création du centre, il n’existait pas d’internat dans cette zone, et les jeunes étaient obligés de partir encore plus loin pour poursuivre leurs études.

Le premier jour, les jeunes sont arrivés avec leurs parents, qui ont assisté à une réunion d’informations et ont mis la main à la pâte pour les derniers travaux (installation du toit d’une des maisons, en feuilles de bananier). Les pensionnaires ont ensuite eu une semaine pour se poser, apprendre à mieux se connaître et aider au nettoyage du terrain, encore rempli de broussailles il y a quelques mois…

Les cours ont commencé le 15 mai. Le rythme du centre ressemble à celui des autres pensionnats de Thaïlande : le matin, avant de partir en classe, les jeunes participent par équipes aux tâches quotidiennes (cuisine, ménage…). Après le petit déjeuner, ils vivent un temps de prière, puis une voiture les emmène à l’école, qui se situe à 2 km. Après les cours, les jeunes ont un temps d’étude, et diverses activités, parmi lesquelles la catéchèse et des cours de karen. En effet, les jeunes karens savent parler leur langue, mais rarement l’écrire. Ces cours leur permettent de préserver leur culture. La détente n’est pas oubliée, et les jeunes ont vite adopté le jeu du Uno ! Un temps de prière conclut la journée.

Un couple présent sur place aide les sœurs à tenir le centre. La femme, Boanapa, s’occupe de la traduction, donne des cours de karen et participe à l’animation des temps de prière. Son mari, Athit, aide à l’animation et entretient le terrain. (Il y a une rizière sur place, et, à l’avenir, le centre comprendra un jardin.)

Nous souhaitons une belle année scolaire aux jeunes, et une bonne continuation aux sœurs dans leur nouvelle mission !

Cette vidéo vous permettra de découvrir le centre et de vivre une journée-type : https://youtu.be/eqs4pnjho6s